Cet été, j’ai été très chanceuse. J’ai pu observer et photographier une multitude d’oiseaux que je rêvais de voir depuis plusieurs années. Et tout ça s’est passé chez moi, à Aix en Provence, dans mon jardin ou tout près !
Je pense que j’ai eu une connexion toute particulière avec les oiseaux cet été. C’est certainement aussi le couronnement de plusieurs années passées à observer les oiseaux, à les photographier et à les écouter dès que j’en ai la possibilité.
Je vais vous présenter toutes ces rencontres extraordinaires. Car vous aussi, vous pouvez faire ces rencontres, en y mettant de la patience et de la persévérance.
Dans cet article, je vais vous parler de :
- Deux pics verts
- Un pic épeiche
- Trois faucons crécerelles
- Une famille de loriots
- Un arbre à guêpiers
Deux pics verts

Taille : 30-36 cm
Nom anglais : European green woodpecker
Nom scientifique : Picus viridis
Famille : Picadae
Caractéristiques du pic vert
Avec son dos vert pomme et sa calotte rouge vif, impossible de se tromper ! Le pic vert se reconnaît facilement. Son cri sonore, qui ressemble à un grand éclat de rire, trahit souvent sa présence, même s’il n’est pas facile de le localiser ensuite car il se fond admirablement bien dans le paysage. Une autre façon de l’identifier est d’observer son vol : celui-ci est ondulant et rapide, car l’oiseau alterne des battements rapides d’ailes et des phases de repos ailes repliées
Mon observation de deux pics verts
J’ai pu observer ces deux pics sur l’herbe dans mon jardin, pendant un long moment. Je les ai d’abord vus, complètement par hasard, alors que je me trouvais dans mon salon et que j’ai regardé rapidement par la fenêtre. Quelle surprise de voir deux pics verts au pied du cèdre. J’ai eu le temps d’aller chercher mon appareil photo (il n’est jamais très loin, et toujours prêt à être utilisé !) : les pics étaient toujours là, très affairés à chercher des fourmis.
Je me suis régalée à les observer !



Un pic épeiche

Taille : 23-26 cm
Nom anglais : Great spotted woodpecker
Nom scientifique : Dendrocopos major viridis
Famille : Picadae
Caractéristiques du pic épeiche
Le pic épeiche est très facile à reconnaître : plumage noir, blanc et rouge vif, avec une calotte noire et une tâche rouge vif bien visible sur la nuque pour le mâle. Le ventre est blanc, mais le sous-ventre est rouge vif ! Cet oiseau aime tambouriner, surtout au printemps. Ses arbres de prédilection sont les sapins, les pins, les feuillus et on peut les observer assez facilement dans les parcs ou les grands jardins.
Mon observation du pic épeiche
Depuis quelque temps, grâce à mes sorties photo fréquentes, j’arrive à localiser le pic épeiche en utilisant deux méthodes : soit j’entends son cri caractéristique ou son tambourinement, soit je repère son vol ondulant et je le suis du regard pour voir où il se pose. C’est ce qui s’est passé le matin où j’ai pris cette photo. Le vol du pic épeiche est un vol furtif et discret, mais maintenant que j’ai l’habitude, j’arrive à l’identifier. Ensuite,j’ai scruté l’endroit où j’avais vu l’oiseau se poser et c’est là que j’ai fini par l’apercevoir (car bien-sûr, il se fond totalement dans les feuillages, notamment en raison de sa petite taille)
Je suis tellement heureuse de l’avoir vu ! L’observation des oiseaux exige beaucoup de patience et de persévérance.



Trois faucons crécerelles

Taille : 32-35 cm
Nom anglais : Common kestrel
Nom scientifique : Falco tinnunculus
Famille : Falconidae
Caractéristiques du faucon crécerelle
Le faucon crécerelle est un rapace diurne que l’on peut voir fréquemment en France. Ses caractéristiques de base sont ses yeux bien sombres cerclés de jaune, son bec petit et crochu et ses pattes puissantes et de couleur jaune. Le mâle, plus petit que la femelle, a un plumage plus coloré, avec du gris, du châtain-roux et des stries noires.
Mon observation des trois faucons crécerelles
Comme vous pouvez le constater, j’ai eu la chance de voir en même temps trois jeunes faucons crécerelles, élégamment posés sur des branches d’un cèdre en face de chez moi, à une distance d’environ 100 mètres. Au départ, mon œil a été attiré par des masses sombres sur l’arbre, mais j’ai failli ne pas prendre mon appareil-photo, pensant que c’étaient certainement des pigeons ! J’ai quand même voulu en avoir le cœur net, et c’est là que j’ai découvert avec émerveillement que j’avais sous les yeux trois faucons crécerelles ! Je trouve qu’ils ont chacun une personnalité différente (si je puis m’exprimer ainsi). Comme ils étaient très loin, j’ai dû agrandir mes clichés, ce qui explique le manque de netteté des portraits.
Pour moi, avoir été témoin de cette scène magnifique un matin, sans m’y attendre, tient presque de la magie.



Une famille de loriots

Taille : 25 cm
Nom anglais : Golden oriole
Nom scientifique : Oriolus
Famille : Oriolidés
Caractéristiques du loriot d’Europe
Cet oiseau arbore un plumage jaune d’or et noir magnifique (c’est le plumage du mâle, la femelle a un plumage plus terne, jaune olive) qui pourrait le faire passer pour un oiseau tropical, mais il s’agit bien d’une espèce européenne. C’est un oiseau qui n’aime pas se montrer et préfère se cacher dans le feuillage épais des arbres. Il possède un chant flûté et mélodieux très puissant, reconnaissable entre tous. Comme c’est un oiseau migrateur, il est présent en France entre début mai et fin août et part passer l’automne et l’hiver en Afrique (du sud du Sahara jusqu’à l’Afrique du Sud). Autre caractéristique intéressante : le loriot se nourrit d’insectes mais aussi de baies sauvages et de fruits bien mûrs (à tel point qu’il est parfois surnommé le « voleur de cerises » !)
Mon observation de la famille de loriots d’Europe
Chaque année, à partir du mois de mai, chez moi à Aix en Provence, j’entends le chant du loriot. Mais jusqu’à présent, il m’était très difficile de le voir, et encore plus difficile de le prendre en photo. Cette année a été complètement différente. Pourtant, cela a mal commencé : en mai et juin, j’étais triste car je n’entendais pas le loriot. J’avais commencé de croire qu’il avait élu domicile ailleurs. Et soudain, en juillet, j’ai commencé à faire des observations exceptionnelles de cet oiseau. D’abord je l’ai vu seul, puis très rapidement, j’ai observé un deuxième loriot (une femelle). Ensuite, cela a tout simplement été un festival de loriots ! Tous les matins entre 7h et 8h, je les entendais chanter et se répondre, je les voyais voler d’un arbre à un autre, se regroupant, se pourchassant. J’ai aussi eu la chance de voir quelques séances de nourrissage des petits (cf les photos ci-dessous). Et vers la fin août, ils sont devenus de plus en plus agités et actifs, le matin et le soir. Je sentais que l’heure du départ vers l’Afrique allait bientôt sonner. Un matin, je ne les a plus entendus…
Quel éblouissement ! Je suis déjà impatiente de les revoir l’an prochain, vous vous en doutez bien.



L’arbre aux guêpiers

Taille : 28 cm
Nom anglais : European bee-eater
Nom scientifique : Merops apiaster
Famille : Méropidé
Caractéristiques du guêpier d’Europe
Cet oiseau est sans conteste l’oiseau le plus spectaculaire que l’on puisse observer en Provence ! Il possède un plumage multicolore splendide : bleu turquoise, jaune éclatant, brun rouille. Il arbore un masque noir sur les yeux (qui sont rouge foncé) et une gorge jaune vif et possède une longue queue. Il se nourrit d’insectes volants tels que guêpes (bien-sûr), abeilles, bourdons, frelons, coléoptères qu’il attrape en vol. Autre caractéristique intéressante : le guêpier niche dans des trous creusés dans les talus sablonneux, en colonies animées (car le guêpier est un oiseau très social qui aime être en groupe) et bruyantes (son cri ressemble à un roulé puissant mais bref, répété à l’infini). Pour finir, c’est un oiseau migrateur qui hiverne en Afrique.
Mon observation de l’arbre aux guêpiers
La veille du jour où j’ai pris ma photo, lors de mon jogging matinal, j’avais repéré un arbre au loin et surtout, j’avais entendu le chant si reconnaissable du guêpier. Ce n’était pas le chant d’un seul guêpier, mais un véritable concert de plusieurs guêpiers ! J’y suis retournée avec mon appareil photo dès que j’ai pu, le lendemain. L’arbre était effectivement rempli de guêpiers très actifs. Ils étaient tous rassemblés là, sans doute en préparation pour leur migration (on s’approchait de la fin août).
J’ai eu beaucoup de chance d’être témoin de ce spectacle magnifique.



✨ Conclusion
Ces rencontres incroyables de cet été m’ont rappelé que la Provence n’abrite pas seulement les oiseaux de nos jardins, mais aussi des visiteurs plus discrets, plus spectaculaires, qui ne demandent qu’à être découverts.
Alors, la prochaine fois que vous vous promenez autour d’Aix, n’oubliez pas de lever les yeux et d’ouvrir les oreilles : un guêpier, un loriot, un faucon crécerelle, un pic épeiche ou un pic vert pourraient bien vous offrir un instant d’émerveillement inoubliable.
Mes sources
@bea_photo_naturetreasures : mon compte Instagram où je publie mes clichés d’oiseaux depuis plusieurs années
@bellematineuse : mon compte Instagram où je vous raconte régulièrement mes sorties photo, à l’origine de mes illustrations d’oiseaux
https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/fiches-especes : le site de la LPO, rubrique Fiches espèces, très bien faites
https://www.oiseaux.net : un site que je consulte très souvent pour avoir des informations sur les oiseaux que j’observe
Articles de mon blog sur le sujet des oiseaux
https://bellematineuse.com/connaissez-vous-les-bienfaits-de-lobservation-des-oiseaux/ : Connaissez-vous les bienfaits de l’observation des oiseaux ?